
Pour fêter l’anniversaire de ma femme, nous nous sommes rendus dans un endroit, qui nous laissa un souvenir grandiose, du temps où nos maigres économies payaient laborieusement le festin de gourmet, il y a trois ou quatre années. Le fast-food qui m’employait se situait un peu plus loin de la rue de la Réforme et j’improvisais une surprise, après tant de burgers, en l’invitant dans ce charmant restaurant, qui n’avait pour moi, à l’époque aucun autre charme que d’être sur ma quotidienne route, sans penser que la note fut si salée, que je dus rentrer à la maison, rue Wafelaerts, pour piocher dans la boîte à billets. Mais rassurez-vous, lecteurs, c’est sans complexe, cette fois-ci, comme les fiers bourgeois, que nous avons toujours voulu être, que nous nous rendîmes, après mon cours de fitness, dans l’antre des souvenirs fauchés. J’ai goûté la papillote de scampi aux poireaux, jeunes épinards et menthe fraîche, que je recommande surtout pour son jus. Le connaisseur de vin que je suis en apparence a mimé sentencieusement l’approbation pour un Château Muret Haut Médoc 2005, qui fut de notre goût, quoiqu’un peu rustique pour un site de connaisseur anglo-saxon. Le plat de résistance, Les escalopines de ris de veau sur lit de foie gras frais poêlé, endives au beurre, petit jus au Banyuls fut une déception en dépit du jus au banyuls, exquis pour le goût et l’odorat. Le foie gras poêlé avait une désagréable présence, on aurait dit le plat d’un restaurant chinois. Le dessert me conforta, par contre, dans ma volonté de choix les plus ambitieux et téméraire, une soupe glacée de fraise au vin rouge et basilic ; fameux.
juin 11, 2008 at 7:39
Le meilleur du restaurant, la compagnie.